samedi, novembre 04, 2006

c'est ben vrai ça!

C'est samedi! non, c'est pas raviolis, c'est laverie!

Après un sommeil réparateur (11heures... jamais arrivé avant.. je devais me faire chier, même dans mes rêves) je me lève et je me bouscule: c'est le jour de la grande lessive.
J'adoooore. La perspective de me retrouver dans le froid, à traverser le quartier, sac au dos pour perdre mon temps à laver mon linge: je cache ma joie.
Contre mauvaise fortune bon coeur, et après un dernier check de mes placards: non j'ai pas de quoi tenir la semaine.. ou alors en sortant les t-shirts délavés et pas encore jetés depuis le lycée, je me résouds à préparer un bonne tonne de linge que je transvaserais dans mon gros sac, dans l'attente d'un autre transvasement dans la grosse machine double portance XXL pour célibataires un peu feignasses carrément-pas-à-jour-dans-le-grand-nettoyage.

Je fais déjà un tri: de quoi ais-je le plus besoin? jeans, caleçons, chaussettes.. enfin celles qui sont encore par paires, et chemises.
Après ce pré-tri je m'aperçois de la taille du monstre, supérieure à la contenance du seul sac à linge j'en suis sûr. c'est équivalent à l'Everest et il est dès lors évident qu'aucune machine au monde ne pourra ingurgiter un tel .. tas. Ou alors je me pointe équipé d'une cagoule et d'une arme et je braque la laverie:
"- Tout le monde dehors et VIDEZ LES MACHINES!!!
- Ne faites rien à mon jean Gabbana s'il vous plait...
- On est pas des monstres madame.."

Bref: un tri du pré-tri s'engage. Après moults hésitations j'arrive à constituer un tas résonnable et surtout aisément transportable.

Je remplis mon bidon recyclable de lessive liquide écolo-qui-tue-pas-la-nature-mais-le-porte-monnaie.
Je m'assois sur mon sac pour faciliter le glissement de la fermeture éclair.
Je m'équipe contre le froid.
Je prends toute la petite monnaie nécessaire: merdum! pas assez! Je vais être obligé de glisser un billet de 20 zeuros (le seul qui me reste) et ça va être Las Vegas: tout le retour en pièce de 50 cents. On va encore croire que je cache un hamster nain dans mon portefeuille.
Bon, ayé: j'ai tout, je suis parré.
Je hisse le sac sur mon épaule. Je feins de ne pas entendre la crac survenu pendant la manoeuvre. Est-ce ma veste ou mon ligament supérieur de l'épaule gauche? J'en suis presque à espérer que c'est anatomique car pour rien au monde je ne voudrais avoir sacrifié sur l'autel de la Laverie ma veste République Bananière. Aucune douleur.. aucun courant d'air dans le dos.. fausse alerte.

Chargé tel un sherpa népalais je m'engage dans la rue. Le froid pique un peu mes petites mains. Mais plus j'avance plus je suis heureux. Non, fier. "C'est bien mon gars, tu vas t'être débarrassé de cette corveé, yooohooo!"

Le timing est parfait: il est 12:45, tout le monde mange à cet heure, enfin tous les gens normaux, c'est à dire pas comme moi. Y'aura personne. A moi le doux ronronnement des machines et la douce châleur émanant des sèches linges. Presque des vacances. Un bus s'arrête et tout plein de petits vieux descendent avec leur cabas débordants de lègumes bizarres qu'on achète jamais: ho! des poireaux!
J'arrive au coin de la rue. Enzymes gloutons, j'arrive!!!

Là je vois un homme portant, tout comme moi, un sac et qui se dirige visiblement aussi vers la laverie. Bizarrement son pas s'accélère.
J'arrive maintenant devant la vitrine du local. Une personne, deux... trois... mon dieu c'est plein là dedans! Y'a un congrès de chaussettes sales ou quoi?

Et puis je rentre dans la laverie: PAS UNE MACHINE DE LIBRE! P****N! DE NOM DE D**! DE BOR**L DE M***E!

HAAAAAAAA!!! tout ça pour ça!!!

Mais quoi? ils peuvent pas faire leur tournée un autre jour ces indigènes désoeuvrés! J'ai même cru apercevoir un sourire narquois sur le visage d'une de ces créatures vautrées sur un des bancs. HAAA!!!!

Et là...

Subitement...

J'ai regretté de ne pas avoir pris ma cagoule.


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3 Commentaires:

Anonymous Anonyme said...

J'en reviens pas que je viens de lire un post sur un pote qui va faire sa lessive, une première !
Tu en avais jamais parlé avant, ta dernière lessive doit donc daté de 6 mois, au moins !
Un tas de vétements sales conservés si longtemps, ça doit avoir une certaine odeur, nan ?!
En tout cas, j'aime beaucoup ton texte, plein d'humour. Bon courage pour la lessive. Bizzzzzz

5 novembre 2006 à 12:17  
Anonymous Anonyme said...

Fredoche, saches que tu n'es pas seul j'ai moi même " envoyé" Olivier à la laverie dimanche matin ! Bon, le linge était déja lavé, c'était juste pour le sècher et, coup de bol il n'y avait pas trop de monde......bizzzz
veroots

6 novembre 2006 à 11:13  
Blogger diegem said...

Merci: pour info: rien n'a vraiment avancé: next step.. next WE!! ;)

6 novembre 2006 à 19:29  

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