dimanche, janvier 07, 2007

C'est dimanche!

Donc le lendemain de samedi.
Ca marche.
Dans le pays où je vis hier c'était le premier jour de fin-de-semaine des soldes. Et j'ai eu l'idée saugrenue d'aller dans l'artère la plus commerçante de la ville. Ne connaissant Bagdad qu'au travers de la petite lucarne ou bien encore le Darfour, j'ai ainsi pu me faire une idée de ce à quoi peut ressembler une zone en proie à une guerria. Car oui mes amis, les premiers jours de soldes, c'est une guerre déclarée. Non pas aux prix, si ils vendent leurs produits c'est qu'il y a encore de la marge... je ne m'en fais pas pour les commerçants. Non, c'est une guerre déclarée au bon sens, à l'intelligence voire au peu d'humanisme qui nous habite.
J'ai assisté à des scènes hallucinantes où les gens vont jusqu'à acheter trois fois le même article parce que c'est en solde. Et moi, pris dans la frénésie ambiante, j'en était presque réduit à acheter tout et n'importe quoi du moment qu'il y eut une étiquette jaune (20% de ristourne) orange (30%) ou même rouge. Rouge c'est le sésame. L'orgasme assuré: pas moins de 50% au bas mot... pour cette magnifique tringle à rideau. Ou plutôt non: 60% (ya plus de couleur pour une telle remise) sur cette chemise en carton. J'hésite. Et puis une grosse blonde vulgaire me souffle le lot de chemise sous le nez. Ha! Mais non! Cela n'allait pas se passer comme cela. Tu ne l'as pas vu cette remise sur ce bouton de porte en acajou. 2Euros. Ha! Ha! Ha! j'en prends 2.
Je contourne la grasse auburn, qui me fusille du regard, et j'en profite pour passer par le rayon luminaire. Le rayon était paradoxalement pauvres en lumières, le kéké de base y errait hagard pistant l'étiquetage rouge, et je décidais finalement d'arrêter ici ma chasse.
Je me surpris donc à faire la file avec mes deux boutons de portes dans les mains. Quel idiot.
Je reposait mes deux anciens trophées dans un rayon quelconque (comme tout le monde fait). Je discernais un phare vénitien assez rond dans mon dos qui s'empara d'eux. Contente.
Il me fallut tout l'applomb d'un shoppeur en détresse pour quitter au plus vite cette zone de guerre (les hauts parleurs hurlaient les remises, les ristournes, les "tout doit disparaître" en boucle). Je passais la boutique United Color of Cédékons où les soldes montaient jusque 70% (ce qui me fit penser: et on paye quoi alors d'habitude dans le prix "normal"?) et courru me réfugier dans une zone moins commerçante. Je décidais de m'acheter un truc utile et dont j'avais un besoin vital. Non. Pas de la nourriture. Non plus. Pas un ticket de métro. Non, je décidais de m'acheter le kit Sport Nike+iPod nano pour aller courrir. ON NE RIT PAS.
1- Si je vais m'y remettre
2- On ne peut décemment plus courrir sans cela. Surtout quand on a déjà le naneau.
Entré d'un pas volontaire dans l'échoppe je parcours les rayons, quasi vides, et m'en remet au premier vendeur libre (en me faisant superbement griller la place par un couple de retraités, salauds de vieux!!). Je lui demande s'ils ont des Kits: réponse du commercial:
" -Heu des kits? Non. A pu. On en a, pis des fois on en a pu. Et là on en a pu. Mais quand ils rentreront on en aura...
-... forcément... (grosse frustration d'achat, je pourrais tuer le vendeur à coups de Visa)
-... mais on a en catalogue l'adaptateur qui permet de mettre ce Kit sans acheter les chaussures spéciales
(gros coéfficient consolation+achat)
- ça m'intéresse beaucoup
- ... ouais? c'est pratique en plus.
- Très bien!
- ... mais on en a pu. Quand ils rentreront on en...
- ...aura. Merci! Tant pis! (Gros con)

Je reparti penaud de mon samedi.
Il me fallut mon dimanche pour m'en remettre. Repos. Le dimanche c'est repos.
C'est bien ça.

Alors comme c'est dimanche et demain lundi (ça marche) je vous soumet à l'écoute le Sunday de Sia. Cela s'écoute à fond bien entendu!



Tout va bien.

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