Taxi Malais (part 1)
J'ai choisi le biais de la locomotion pour vous parler de la Malaisie.Car c'est en Malaisie que j'ai frôlé la mort. Dis comme ça c'est pas drôle mais le vivre... c'est à MOURIR de rire.
Premier moyen de locomotion et celui par lequel j'ai foulé pour la première fois le sol malais: c'est l'avion.
J'atterris donc à Kuala Lumpur (la capitale du pays pour les nuls en Questions pour un champion).
Je dois prendre un dernier vol pour Penang (île malaise connue pour.. je me demande bien pourquoi).
Je suis donc à KLIA, ze gros aéroport, pour aller à KLCC, ze aéroport des pauvres puisque c'est la partie cargo mais où s'est installé le Ryanair local: Air Asia, cause les coûts y sont forcément beaucoup moins élevés (voire inexistants vu le niveau de services). Hors ce n'est pas le même terminal et il faut prendre un taxi (ou un bus, mais pas le temps de galérer à comprendre lequel prendre) pour en changer.
Donc me voilà dans un pays que je ne connais pas à chercher à prendre un taxi: je vais vite apprendre qu'en Asie on ne cherche pas le service, c'est le service qui vient à vous. Je suis donc rapidement pris d'assaut par des revendeurs: taxi? taxi? ben oui! je veux!
Alors je paye et on me dirige vers un de ces taxis typiques de Malaisie: tout rouges. C'est pour mieux les voir arriver dans le rétroviseur, mais ça je ne l'apprendrai que plus tard.
On part, il fait nuit, et mon chauffeur n'est pas tibulaire mais presque. On se retrouve rapidement sur un petite route, dans un désert total pour ce que j'en vois (une palmeraie verrais-je plus tard) allant je ne sais où, mais à une allure... comment dire... bessonesque. Bessonesque, car comme le taxi dans le film produit par Besson. Je ne lui ai pourtant pas dit que mon vol était dans la minute mais je ne la ramène pas, je vous dit qu'il ressemble à Pat Hibulaire.
On arrive à l'aéroport.. enfin au hangar, et, toutes dents dehors, le taximan me dit où je dois aller.
Et là je me dis que franchement y'a un choc des cultures. Imaginez vous à Paris qu'un taxi vous dise, sans que vous n'ayez rien demandé, où vous trouverez votre comptoir? autant de chance que de gagner au lotto! Je le remercie et je rentre dans la gare... aéroport pardon.
Je viens de me taper trois aéroports donc je commence à savoir me diriger rien qu'aux signaux, pas besoin de connaître la langue.
Je passe un semblant de sécurité et je me retrouve rapido dans la salle d'attente.
Dans la salle: plein d'occidentaux, à ma grande surprise. Je ne savais pas qu'il y avait autant de "caucasiens" dans le coin.
Appel du vol avant moi, je comprends: c'est un vol pour Bangkok et tous les occidentaux disparaissent.
Je me déplace dans la zone face à ma porte d'embarquement et je m'assoie. Je sors un livre. Et je ressens cette impression d'être observé.
Je lève les yeux et m'aperçois que je suis assis en fait face de tous ceux qui attendent le vol pour Penang. Et là je suis le seul européen.
Très drôle d'impression. Celle d'être le premier vendeur noir d'une boutique avenue Montaigne.
Je souris à tout le monde.
Mon vol est appelé. Air Asia oblige, on va en marchant dans l'avion sur le tarmac. Pour ne pas être happé par les réacteurs qui tournent, on a posé des cônes sur la piste. Safety first.
Je monte dans l'appareil; un airbus flambant neuf. Musique pop à fond, staff super jeune et souriant. Je suis agréablement surpris.
Je m'installe à côté d'une jeune chinoise. Grave erreur car elle était en fait terrifiée à chaque bruit de l'avion. Mais je suis resté zen. Je viens de me fader 1 journée de voyage, c'est pas une petite heure qui va me faire peur.
Décollage.
Moi tout content d'être quasi arrivé.
A mi-chemin, je commence à me lasser de la musique pop qui continue à beugler dans les hauts parleurs, et je vois la brochure de la compagnie dans la poche du siège devant moi.
Juste pour situer: je me suis toujours promis de ne jamais prendre un vol RyanAir tant qu'on m'a pas expliqué comment ils peuvent gagner de l'argent avec des prix aussi bas. J'étais convaincu qu'ils ne peuvent être qu'à la limite des normes de sécurité.
Mais j'avais oublié tout ça.
J'ouvre la brochure: Air Asia partenaire et sponsor de Manchester United. Bien. Air Asia va ouvrir une ligne Kuala Londres pour 9.99 ringgits. Autant dire même pas le prix d'une couque aux raisins. Subitement mon syndrôme RyanAir se réveille. "Mais KommenKiFont?".
Je me dis qu'ils doivent traffiquer quelque chose, c'est pas possible autrement. Pis je me rappelle que j'ai payé mon billet le prix d'une clope à l'unité. Mon syndrome s'installe. Une petite appréhension s'installe avec.
Et je tourne la page.
Et là je vois une photo de cockpit d'entrainement avec dans le texte: "Air Asia forme lui même ses pilotes".
Boum.
Zéro confiance. Comment ça, ils forment leurs pilotes? Mais KommenKiFont? zont le droit de faire ça?
SAMMY J'AI PEUUUUUUR.
Je passe le reste du vol les mains encastrées dans les accoudoirs du siège. On se pose. Je respire. Je me lève et la porte du cockpit est ouverte.
Et qu'est-ce que je vois?? Les pilotes.
Des gamins!!! On aurait dit des gamins!!!
Je me dis : putain! ils ont formé leurs pilotes avec une console de jeu!!! Les mecs sont formés sur Flight Simulator!!! Haaaaa!!!!
- la suite un autre jour -
ps: les photos quand j'aurai récupéré mon "vrai" mac
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1 Commentaires:
Bravo ! ben au moins t'as pas fait comme Delarue (25 stilnox, 18 lexomil, et alcool pour mélanger le tout) ...
heu, sinon pour l'explication rationnelle du low-cost, en général c'est le dernier qui prend son billet qui taxe le plus ...
et pi pour l'explication rationnelle des pilotes, en général les Asiatiques font plus jeunes ;-)
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